Le Dalaï-Lama et la lutte tibétaine
25 mars, 2008
Depuis 1960, le Dalaï-Lama, chef spirituel du bouddhisme tibétain, tente de sensibiliser les peuples du monde à la triste situation du Tibet, annexé par la Chine en 1951. Forcé de se réfugier en Inde en 1959, où il créé un gouvernement en exil, il entreprend une lutte pacifique pour préserver la culture tibétaine de l’influence chinoise qui pratique une politique de sinisation du Tibet.
Sur son site web, la Société Radio-Canada (SRC) présente un dossier d’archives comprenant 14 clips vidéo et 5 clips radio commentés relatant l’évolution de la situation au Tibet et les principaux événements qui ont marqué le « combat » du Dalaï-Lama depuis 1959 : révolte tibétaine et fuite du Dalaï-Lama en Inde en 1959; Émeutes au Tibet en 1987; Trente ans de répression au Tibet 1989; Tibet, silence de vie ou de mort 1996; La colonisation chinoise au Tibet; La langue tibétaine en péril… entre autres. À consulter aussi, une biographie du Dalaï-Lama.
Quelle solution politique pour le Tibet ?
2 novembre, 2007
Le troisième rapport du Groupe d’information sur le Tibet, présidé par le sénateur Louis de Broissia, est maintenant disponible sur le Web. Ce rapport fait suite à une mission du Sénat français qui s’est rendue au Tibet en août 2006. Ce rapport très documenté aborde plusieurs dimensions de la question tibétaine. Entre autres : l’espace tibétain, un pays démantelé territorialement ; l’histoire contemporaine du Tibet, un enjeu politique ; le développement du Tibet, l’envers du décor ; le dialogue Chine-Tibet, vers une solution au problème tibétain ; cent questions sur le Tibet.
Dans la conclusion de son rapport, le Groupe d’information sur le Tibet exprime l’avis que si la République populaire de Chine a choisi de se joindre au concert des nations, en commerçant selon les règles fixées par l’Organisation Mondiale du Commerce et en siégeant au Conseil de sécurité des Nations Unies, elle ne peut ignorer que « l’interpellation tibétaine reste majeure aux yeux de l’Occident et de l’opinion de toutes les démocraties ». Aussi, faut-il aller au-delà de la controverse historique d’un Tibet jadis indépendant ou chinois, et reconnaître que «le dialogue entre les autorités chinoises et les représentants du Dalaï-Lama apparaît aujourd’hui comme la seule voie vers une solution politique». Un document incontournable pour qui s’intéresse au Tibet.
Quelle solution politique pour le Tibet ?
Rapports précédents :
Le mode de vie des bergers tibétains en danger
11 juin, 2007
Dans un rapport présenté en juin 2007, Human Rights Watch déplore que « le gouvernement chinois déplace les bergers tibétains par la force vers des zones urbaines et des terres agricoles, détruisant ainsi leurs moyens de subsistance et leur mode de vie. En outre il leur refuse l’accès à la justice pour les violations de leurs droits».

La campagne menée par le gouvernement chinois depuis près de sept ans pour déplacer les bergers tibétains vers des zones urbaines brime leurs droits. De nombreux bergers ont été contraints d’abattre leur bétail et de déménager dans des colonies de logements nouvellement construits, sans avoir été consultés ni indemnisés, affirme Human Rights Watch dans son rapport.
Ce rapport décrit la façon dont la politique gouvernementale de réinstallation forcée a violé les droits économiques et sociaux des bergers tibétains. Il s’appuie sur des entretiens menés de juillet 2004 à décembre 2006, auprès d’environ 150 Tibétains provenant des zones directement touchées.
No One Has the Liberty to Refuse
Les moyens de subsistance des bergers tibétains en danger : présentation du rapport
Photo : Human Right Watch
La vie des enfants tibétains
16 mai, 2007
Le gouvernement chinois respecte-t-il les droits fondamentaux applicables aux enfants tibétains lorsque ceux-ci sont détenus pour divers motifs, notamment lors de délits à incidence qualifiée de politique ? Contribue-t-il au développement des enfants tibétains en matière d’éducation, de soins de santé et de nutrition ? Ces questions ont fait l’objet d’une enquête par le Centre pour la justice au Tibet (anciennement désigné Comité international des avocats pour le Tibet). Le rapport résultant de cette enquête, publié en mars 2001, rédigé sous l’angle des droits de l’homme, vise à décrire l’impact des politiques et du comportement des autorités chinoises sur les enfants tibétains et à contribuer à une meilleure connaissance de leurs conditions de vie.
La vie des enfants tibétains sous l’autorité chinoise (Document Word)
La vie des enfants tibétains sous l’autorité chinoise (Document HTML)
Le Tibet rural : développement et changement social
12 mai, 2007
La Chine fait l’objet de nombreuses critiques en Occident pour sa politique globale de développement du Tibet, laquelle avantagerait les Chinois Han au détriment des Tibétains. Suscitant la controverse, les impacts des réformes économiques chinoises sur la classe paysanne, qui regroupe plus de 80% de la population de la Région autonome du Tibet, ont fait l’objet d’une étude dirigée par le professeur Melvin C. Goldstein, anthropologue au Center for Research on Tibet à la Case Western Reserve University de Cleveland (Ohio, U.S.A.). Cette étude a été publiée dans la revue Asian Survey (University of California Press, 2003).
Les résultats de l’étude sont mitigés, comme on pouvait s’y attendre. Ils indiquent que la décollectivisation aurait apporté certaines améliorations quant au niveau de vie des paysans tibétains tout en engendrant une croissance de la population, une décroissance des terres per capita et une hausse des prix et des taxes. Ces changements sociaux auraient favoriser l’émergence d’une strate de familles vivant dans une grande pauvreté parce qu’exclues du travail de la terre. Malgré les efforts du Gouvernement chinois visant à réduire la fertilité pour stopper la croissance de la population, l’absence de mesures incitatives privilégiant notamment l’embauche préférentielle de Tibétains dans d’autres secteurs de l’économie, ne pourra maintenir les acquis des réformes entreprises.
Le Tibet est-il chinois ?
24 avril, 2007
Faisant suite à l’ouvrage Le Tibet est-il chinois d’Anne Marie Blondeau et Katia Buffetrille (Albin Michel, 2002), qui constituait une réponse à l’ouvrage chinois Le Tibet: cent questions et réponses (Éditions Beijing Information,1987), une étude malheureusement non signée, ayant fait l’objet d’une conférence organisée sous l’égide des Amis de l’Université, s’attache à démontrer que l’argumentation chinoise destinée à prouver l’appartenance historique du Tibet est une falsification évidente de l’Histoire et procède d’une vision caricaturale de la réalité. D’entrée de jeu, l’auteur annonce son constat : un minimum de sérieux et d’objectivité dans l’analyse des sources ne peut laisser de doutes quant aux motivations profondes des autorités de Pékin.
Vie pastorale sur le plateau tibétain
10 avril, 2007
Hoofs on the Roof - Pastoral livelihoods on the Qinghai-Tibetan plateau : the case of Chengduo county, Yushu prefecture. Tel est le titre d’un rapport de recherche rédigé par Michele Nori ayant pour but d’identifier les problèmes et les besoins les plus pressants d’une population pastorale vivant dans une préfecture de la province de Qinghai sur le plateau tibétain. Pour ce faire, l’auteur décrit et analyse les principaux facteurs caractérisant ce mode de vie et avec lesquels les pasteurs doivent composer : environnement, climat, nature et gestion des troupeaux, revenus, mécanismes de marché, désastres naturels. Une large place est faite au yack, l’animal de survie de l’Himalaya. Ce rapport de recherche constitue une véritable «intrusion» au coeur d’une culture et d’un mode de vie permettant à une population humaine de vivre dans l’un des habitats les moins hospitaliers du monde.
Géographie et environnement du Tibet
18 mars, 2007
Le site Tibet-info propose des extraits du livre Tibet, environnement, développement publié aux éditions Prajna (1992). Ce livre développe de façon approfondie l’écologie au Tibet. Il aborde plus préciséement la topographie, le climat, la végétation, l’utilisation des sols, les ressources naturelles et la biodiversité du Tibet. On y trouve une carte de l’actuelle Région autonome du Tibet (RAT) et une autre du Tibet ethnique traditionnel, comprenant l’Amdo et le Kham, des provinces tibétaines annexées aux provinces chinoises du Qinghai, du Sichuan, du Yunnan et de Gansu.
Le statut historique du Tibet
18 mars, 2007
La République Populaire de Chine (RPC) affirme que sa relation avec le Tibet est une affaire intérieure car le Tibet est, depuis des siècles, une partie intégrante de la Chine. Dans un article publié sur Tibet-info, Michael C. can Walt van Praag trace l’histoire du Tibet depuis l’établissement de la dynastie Yarlung en 127 A.C. Il résume les relations qu’a entretenues le Tibet avec l’empire mongol, la dynastie chinoise Ming et la dynastie Qing des mandchous qui ont tour à tour gouverné la Chine avant la révolution chinoise de 1911.
Le Tibet ne fut jamais annexé à l’Empire mandchou, ni même à la Chine. Il continua de conduire ses relations avec les Etats voisins pour la plupart de façon autonome. «Au cours de ses 2 000 ans d’histoire, le Tibet n’a subi d’influences étrangères que pendant de brèves périodes : au XIIIe et au XVIIIe siècles», écrit l’auteur. «D’un point de vue juridique, le Tibet n’a jamais perdu son statut. Il s’agit d’un pays indépendant soumis à une occupation illégale. Ni l’invasion militaire chinoise ni l’occupation continue par l’Armée populaire de libération n’ont transféré à la Chine la souveraineté du Tibet», poursuit-t-il.
La persécution religieuse au Tibet
10 mars, 2007
La persécution religieuse au Tibet ne peut se réduire à un conflit ethnique ou religieux ni à une discrimination exercée par une majorité envers une minorité : ses motifs sont politiques et sa mise en œuvre est soigneusement orchestrée à des fins politiques, estime Ronald Schwartz, professeur de sociologie au Mémorial University of Newfoundland. Traçant un bref historique de cette persécution religieuse depuis l’arrivée de l’Armée populaire de libération en passant par la Révolution culturelle chinoise, le professeur Schwartz affirme que «la religion au Tibet était à cette époque, comme elle l’est encore aujourd’hui, perçue comme un obstacle à l’intégration du Tibet dans la Chine».
Même si la pratique religieuse est réapparue après 1980, la politique chinoise au regard de la religion tibétaine n’a pas changé. «Son objectif consiste toujours à éliminer les traits distincts de la culture et de la civilisation tibétaines et d’intégrer totalement le Tibet dans la Chine», ajoute-t-il. Pour que cesse la persécution religieuse au Tibet, il ne suffit pas que les Tibétains puissent pratiquer librement leur religion. Il faut qu’ils bénéficient aussi de la liberté de pensée et d’expression. Au Tibet, la solution du problème de la persécution religieuse passe par l’aspiration légitime du peuple tibétain à l’autodétermination, conclut le professeur dans un article paru dans Rangwang Dronme (publication de Tibet Libre). Même si l’article date de 2003, la problématique est toujours d’actualité.