Petit pays asiatique enclavé entre les géants démographiques que sont la Chine et l’Inde, le Népal, longtemps fermé au monde extérieur et à ses formes de modernité, reste mal connu. Le pays peine à se défaire de perceptions faussées liées à une image «mythique», largement entretenue dans le cadre de l’ouverture au tourisme, écrit Marie Gilbert.

À partir de l’exemple népalais, et en choisissant comme terrain d’étude, la cité de Katmandou, Marie Gilbert montre comment le sacré donne un sens profond à l’organisation de l’espace urbain, quelle que soit l’échelle d’analyse envisagée, et comment il peut ordonner les relations sociales.

Les territoires du sacré, le sacre du territoire. Religion, urbanité, société : l’exemple de Katmandou

Les Gandharbas, également connus sous le nom de « gainés », sont par tradition, une caste de musiciens qui voyagent de village à village, de maison à maison, en chantant et jouant du sarangi népalais. Avant l’arrivée et la vogue de la radio au Népal, les Gandharbas apportaient distraction et nouvelles, et jouèrent même un rôle important dans la diffusion de la sensibilité nationale peu après l’unification de la nation par Prithivi Narayan Shah. Du fait de leur rôle traditionnel de musicien itinérant, ils ont souvent été comparés avec les ménestrels d’Europe occidentale.

Alors que l’identité de cette caste est liée à la musique, la tradition même de cette musique est mise à mal et est en train de disparaître dans le Népal d’aujourd’hui. Les Gandharbas doivent se battre pour préserver leur tradition.

À travers une compilation de textes et d’articles de presse, La Maison des Himalayas présente la culture Gandharba et la tradition de la musique népalaise populaire ainsi que les défis auxquels est confrontée la caste des Gandharbas..

Les Gandharbas ou Gainés, troubadours de l’Himalaya