Étude sur la retraite des glaciers dans l’Himalaya indien
30 avril, 2007
Une étude sur la fonte des glaciers de l’Himalaya indien, parue dans la revue Current Science, 74 Vol. 92, No.1, janvier 2007, indique que la superficie glaciaire aurait diminué de 21% depuis le milieu du dernier siècle. L’étude démontre aussi que le nombre de glaciers a augmenté en raison de la fragmentation des masses glaciaires. Les grands glaciers se fragmentent sous l’effet du réchauffement climatique et donnent naissance à des glaciers «tributaires» de plus petites dimensions. Ces petits glaciers fondent plus rapidement que les grands glaciers. La réduction glaciaire observée est de 38% pour les petits glaciers contre 12% pour les plus grands. Si le réchauffement climatique se poursuit, la fragmentation des glaciers s’accentuera et leur fonte sera d’autant plus rapide, ce qui créera à long terme une pénurie d’eau potable dans les régions himalayennes et les plaines adjacentes.
Glacial retreat in Himalaya using Indian Remote Sensing satellite data
La fonte des glaciers de l’Himalaya
17 avril, 2007
La fonte des glaciers de l’Himalaya ne fait plus de doute. « Elle risque de provoquer de fortes inondations en Chine, en Inde et au Népal avant de remettre en cause l’approvisionnement en eau dans cette partie de l’Asie », prévient le World Wide Fund for Nature (WWF) dans un rapport publié le 14 mars 2005. Les glaciers himalayens alimentent sept des plus grands fleuves d’Asie : le Gange, l’Indus, le Brahmapoutre, le Mékong, le Salween, le Yangtsé et le Huang He (Fleuve jaune). Ils assurent ainsi l’approvisionnement en eau douce de centaines de millions de personnes. Or, ces glaciers subissent les effets du réchauffement climatique et perdraient entre 10 et 15 mètres par an.

Glacier Ngojumba Népal
« Dans un premier temps, la fonte rapide des glaciers himalayens va accroître le volume de l’eau dans les fleuves, provoquant d’importantes inondations », déclare Jennifer Morgan, directrice du programme sur le changement climatique mondial du WWF. « Mais dans quelques décennies, cette situation va évoluer et le niveau de l’eau va décliner, provoquant des problèmes économiques et environnementaux importants pour les peuples de Chine Occidentale, du Népal et du nord de l’Inde », ajoute-t-elle. Consultez le rapport du WWF (version résumée ou complète en anglais).
An Overview of Glaciers, Glacier Retreat, and Subsequent Impacts in Nepal, India and China (Summary)
An Overview of Glaciers, Glacier Retreat, and Subsequent Impacts in Nepal, India and China
Dégradation de l’Himalaya: mythe ou réalité
17 octobre, 2006
Selon de nombreux chercheurs s’intéressant à l’Himalaya, la croissance de la population créeraient d’énormes pressions sur l’environnement de l’aire himalayenne. On estime la population himalayenne à 40 millions de personnes. Ce nombre inclut les populations habitant, un peu plus au sud, les bassins des grands fleuves prenant leur source dans la chaîne himalayenne. La rapide croissance de la population serait en effet responsable de la destruction du couvert forestier et de sa conversion en terres cultivables. Cette déforestation aurait entraîné une érosion des sols et auraient multiplié les innondations en plaine et les glissemenets de terrains en montagne. Cette «théorie» s’appuierait en grande partie sur des études portant sur l’Himalaya du Népal, dont les résultats auraient été généralisés à l’ensemble de la région himalayenne.
Dans leur livre The Himalayan Dilemma: Reconciling Development and Conservation, Bruno Messerli et Jack D. Yves tentent de réfuter la théorie de la dégradation environnementale de l’Himalaya sur laquelle s’appuient les politiques de développement de cette région. Ils avancent qu’aucune évidence scientifique ne supporte cette théorie. Plusieurs chercheurs reprochent par ailleurs à ces auteurs de n’avoir fourni aucune donnée pour réfuter les constatations sur lesquelles s’appuie la théorie de la dégradation de l’Himalaya.