Glaciers de l’Himalaya et réchauffement climatique
17 novembre, 2009
La fonte rapide des glaciers himalayens en raison du réchauffement climatique semblait faire l’unanimité. Or, selon un rapport (discussion paper) rédigé par Vijay Kumar Raina, un glaciologue indien, pour le compte du Ministère de l’Environnement indien, il serait prématuré d’affirmer que les glaciers himalayens fondent anormalement en raison du réchauffement climatique.
Cette étude remettrait en question les conclusions du Groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat (GIEC), l’institution la plus spécialisée dans les changements climatiques à l’échelle mondiale.
Si la condition des glaciers de l’Himalaya n’est pas très bonne, leur fonte n’est pas aussi alarmante que les estimations du GIEC le laissent entendre, aurait déclaré le ministre indien de l’Environnement, cité par le quotidien Hindustan Times.
Selon un article de la revue Science, «plusieurs experts occidentaux, qui ont mené des études dans la région, sont d’accord avec l’analyse de Raina, même si elle entre en conflit avec ce qu’affirme le GIEC sur l’Himalaya.»
Himalayan Glaciers – A State-of-Art Review of Glacial Studies, Glacial Retreat and Climate Change
Le Tibet fait-il historiquement partie de la Chine ?
12 novembre, 2009
Le statut historique du Tibet est au cœur d’une dispute qui semble sans fin. D’une part, la Chine affirme que le Tibet est une partie inaliénable de la Chine. Les Tibétains, d’autre part, maintiennent qu’historiquement, le Tibet a été un pays distinct et indépendant. Même si le Dalaï Lama accepte que le Tibet fasse désormais partie de la Chine tout en exigeant une plus grande autonomie culturelle, la Chine lui reproche de ne pas reconnaître que le Tibet a toujours été une partie intégrale de la Chine.
Dans une étude publiée par le East-West Center Washington (2004), Elliot Sperling analyse l’évolution des positions chinoises et tibétaines et examine comment les affirmations des deux parties sur le statut historique du Tibet résistent ou pas à l’examen des faits tels que corroborés par les écrits historiques rédigés en Chinois et en Tibétain, lesquels constituent les sources primaires d’information sur cette question.
Sperling affirme que certaines des affirmations tibétaines sur l’indépendance historique du Tibet ne sont pas complètement supportées par l’histoire. Tel serait le cas de la prétention des Tibétains relative à l’appartenance de certaines régions orientales du plateau tibétain au Tibet central sous la juridiction de Lhassa. Au cours de l’histoire, ces régions auraient fait l’objet d’arrangements informels, non articulés dans les ententes officielles, entre les puissances régionales chinoises et le Gouvernement de Lhassa.
De la même manière, nous dit Sperling, la prétention de la Chine à l’effet que le Tibet est une partie intégrale de la Chine depuis le XIIIe siècle, s’avère un argument qui a pris racine au XXe siècle. Les écrivains chinois décrivaient la place du Tibet dans la Chine impériale comme celle d’un État vassal, non pas comme une partie intégrale de la Chine. D’ailleurs, la traduction de l’original tibétain du traité tibéto-mongol de 1913, découvert en 2006, affirmerait conjointement l’indépendance du Tibet et de la Mongolie.
Par ailleurs, d’autres arguments utilisés soit par les Chinois, soit par les Tibétains, sont également analysés par l’auteur, notamment le mode de désignation des réincarnations et la relation guide spirituel-protecteur ayant caractérisé les relations entre certains dalaï lamas et les dynasties ayant gouverné la Chine.
Études sur la région Himalaya – Hindu-Kush
2 novembre, 2009
The International Centre for Integrated Mountain Development (ICIMOD) est un centre régional favorisant le développement des connaissances relativement aux huit pays membres de la grande région de l’Hindu Kush – Himalaya : Afghanistan, Bengladesh, Bhoutan, Chine, Inde, Myanmar, Népal et Pakistan.
Ce centre a mis à disposition sur le Web, plusieurs études et recherche accessibles au format PDF touchant de nombreux aspects des montagnes de cette région (géographie physique, géographie humaine, environnement, biodiversité, changement climatique, développement durable, etc.) qui constituent le milieu de vie de plusieurs millions de personnes.
Religion, urbanité, société: l’exemple de Katmandou
2 novembre, 2009
Petit pays asiatique enclavé entre les géants démographiques que sont la Chine et l’Inde, le Népal, longtemps fermé au monde extérieur et à ses formes de modernité, reste mal connu. Le pays peine à se défaire de perceptions faussées liées à une image «mythique», largement entretenue dans le cadre de l’ouverture au tourisme, écrit Marie Gilbert.
À partir de l’exemple népalais, et en choisissant comme terrain d’étude, la cité de Katmandou, Marie Gilbert montre comment le sacré donne un sens profond à l’organisation de l’espace urbain, quelle que soit l’échelle d’analyse envisagée, et comment il peut ordonner les relations sociales.
Les Gandharbas ou troubadours de l’Himalaya
2 novembre, 2009
Les Gandharbas, également connus sous le nom de « gainés », sont par tradition, une caste de musiciens qui voyagent de village à village, de maison à maison, en chantant et jouant du sarangi népalais. Avant l’arrivée et la vogue de la radio au Népal, les Gandharbas apportaient distraction et nouvelles, et jouèrent même un rôle important dans la diffusion de la sensibilité nationale peu après l’unification de la nation par Prithivi Narayan Shah. Du fait de leur rôle traditionnel de musicien itinérant, ils ont souvent été comparés avec les ménestrels d’Europe occidentale.
Alors que l’identité de cette caste est liée à la musique, la tradition même de cette musique est mise à mal et est en train de disparaître dans le Népal d’aujourd’hui. Les Gandharbas doivent se battre pour préserver leur tradition.
À travers une compilation de textes et d’articles de presse, La Maison des Himalayas présente la culture Gandharba et la tradition de la musique népalaise populaire ainsi que les défis auxquels est confrontée la caste des Gandharbas..
Quel est le meilleur moment pour réaliser une expédition alpine ou un trekking en Himalaya, dans le Karakoram, les Andes ou les Alpes ? Y a-t-il des patterns climatiques bien établis pour les grandes régions montagneuses du globe ? Sont-ils fiables ?
Dans un livre accessible sur le Web, écrit à l’intention des mountain travellers, le Dr. John Papineau, météorologue, passe en revue les grands phénomènes climatiques affectant les régions de montagne et permettant d’établir des patterns généraux saisonniers quant aux températures et aux précipitations auxquelles on devrait habituellement s’attendre dans les principales régions de hautes montagnes. Une aide précieuse pour la préparation et la planification d’une expédition en montagne.
L’auteur prend bien soin de préciser toutefois que les prédictions météorologiques ne constitue en rien une science exacte et que d’innombrables facteurs peuvent intervenir, faisant en sorte que pour une saison donnée dans une chaîne de montagne en particulier, les conditions réelles pourraient s’écarter du modèle généralement observé. Le chapitre 9 traite des données relatives aux conditions climatiques prévalant en Himalaya, dans le Karakoram de même que dans les Alpes et les Andes.
Practical Mountain Weather : a Guide for Hikers, Climbers and Skiers.
Regional Weather Survey : Himalaya, Karakoram, Andes and Alps