La sélection prénatale en faveur des fils dans plusieurs pays d’Asie sera lourde de conséquences dans les années à venir, selon des études récentes réalisées pour le compte du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFRA). La préférence pour les garçons dans plusieurs pays asiatiques est profondément enracinée pour des motifs tant culturels qu’économiques : paiement d’une dot pour les filles, rôle de soutien du fils envers les parents âgés, pratique du culte des ancêtres par les seuls fils, etc.

Plusieurs spécialistes des sciences sociales avertissent que le déficit futur des femmes adultes aura de graves répercussions au plan social : non-accès au mariage pour un plus grand nombre d’hommes, augmentation de la violence sexuelle contre les femmes, traite des femmes, plus grande vulnérabilité des femmes en général.

L’Inde et la Chine connaissent les déséquilibres les plus prononcés entre garçons et filles. Au Népal, l’étude conduite par le Center for Research on Environment, Health and Population Activities (Kathmandu, Nepal) indique que la prévalence de cette pratique s’avère présentement beaucoup plus faible. Toutefois, elle montre que dans le Teraï, la préférence manifeste pour les fils, la connaissance des moyens disponibles et la facilité de recourir à des dispensaires disposant de la technologie pour déterminer le sexe des futurs enfants et de faire appel à des avorteurs disposés à enfreindre la loi, principalement dans plusieurs villes frontalières en Inde, pourrait rapidement modifier la situation.

Sex Selection : Pervasiveness and Preparedness in Nepal

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