La rebellion maoïste qui a ravagé le Népal au cours des dix dernières années a fait plus de 13 000 victimes et de très nombreux disparus. Maintenant qu’un accord de paix a été signé entre les rebelles maoïstes et le Gouvernement, ce dernier a préparé un avant-projet de loi visant l’établissement d’une Commission Vérité et Réconciliation. Dans un rapport fort bien documenté, Amnesty International sonne l’alarme. Si les dispositions actuelles de ce projet étaient mises en œuvre, de nombreuses victimes pourraient se voir priver de leur droit à la vérité, à la justice et à obtenir réparations.

Craignant que l’avant-projet actuel ne puisse mettre fin à l’impunité en poursuivant en justice les personnes ayant gravement porté atteinte aux droits humains et ayant commis des crimes contre l’humanité, Amnesty International demande au gouvernement et au Parlement népalais de mettre sur pied un processus de consultation auprès de toutes les parties concernées, notamment les organisations de la société civile, à la fois népalaises et internationales, les victimes des délits et les défenseurs des droits humains, avant de poursuivre l’étude de l’avant-projet de loi.

Communiqué de presse résumant les grandes lignes du rapport d’Amnesy International 

Nepal : Reconciliation does not mean impunity – A Memorandum on the Truth and Reconciliation Commission Bill (Rapport)