Le problème des réfugiés bhoutanais a commencé en 1991, lorsque le Gouvernement du Bhoutan a expulsé plus de 100 000 citoyens appartenant à des ethnies népalaises, les accusant de ne pas se conformer aux règles édictées par le roi en vue de protéger la culture bhoutanaise. Depuis, environ 106 000 réfugiés vivent dans des camps gérés par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés au Népal

Dans un rapport daté de mai 2007 fort bien documenté, Human Rights Watch procède à une analyse complète du problème des réfugiés bhoutanais : origine de la crise ; conditions de vie des réfugiés bhoutanais vivant dans les camps au Népal et en Inde ; situation des citoyens bhoutanais d’origine népalaise vivant au Bhoutan, etc. L’organisation y esquisse enfin des propositions pour une solution durable de la crise des réfugiés bhoutanais. 

The Need for Durable Solutions for Bhutanese Refugees in Nepal and India

Le gouvernement chinois respecte-t-il les droits fondamentaux applicables aux enfants tibétains lorsque ceux-ci sont détenus pour divers motifs, notamment lors de délits à incidence qualifiée de politique ? Contribue-t-il au développement des enfants tibétains en matière d’éducation, de soins de santé et de nutrition ? Ces questions ont fait l’objet d’une enquête par le Centre pour la justice au Tibet (anciennement désigné Comité international des avocats pour le Tibet). Le rapport résultant de cette enquête, publié en mars 2001, rédigé sous l’angle des droits de l’homme, vise à décrire l’impact des politiques et du comportement des autorités chinoises sur les enfants tibétains et à contribuer à une meilleure connaissance de leurs conditions de vie.

La vie des enfants tibétains sous l’autorité chinoise (Document Word)

La vie des enfants tibétains sous l’autorité chinoise (Document HTML)

La Chine fait l’objet de nombreuses critiques en Occident  pour sa politique globale de développement du Tibet, laquelle avantagerait les Chinois Han au détriment des Tibétains. Suscitant la controverse, les impacts des réformes économiques chinoises sur la classe paysanne,  qui regroupe plus de 80% de la population de la Région autonome du Tibet, ont fait l’objet d’une étude dirigée par le professeur Melvin C. Goldstein, anthropologue au Center for Research on Tibet à la Case Western Reserve University de Cleveland (Ohio, U.S.A.). Cette étude a été publiée dans la revue Asian Survey (University of California Press, 2003).

Les résultats de l’étude sont mitigés, comme on pouvait s’y attendre. Ils indiquent que la décollectivisation aurait apporté certaines améliorations quant au niveau de vie des paysans tibétains tout en engendrant une croissance de la population, une décroissance des terres per capita et une hausse des prix et des taxes. Ces changements sociaux auraient favoriser l’émergence d’une strate de familles vivant dans une grande pauvreté parce qu’exclues du travail de la terre. Malgré les efforts du Gouvernement chinois visant à réduire la fertilité pour stopper la croissance de la population, l’absence de mesures incitatives privilégiant  notamment l’embauche préférentielle de Tibétains dans d’autres  secteurs de l’économie, ne pourra maintenir les acquis des réformes entreprises.

Development and change in rural Tibet 

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