Dans un texte écrit en 2005, Pierre Chapoutot se livre à une relecture critique de la conquête de l’Annapurna où sont dénoncés tour à tour ce qu’il nomme les «grandes dérives de l’alpinisme» : le vedettariat et le culte du héros qui ne se trouve pas toujours là où l’on pense ; l’himalayisme comme «dévouement à une grande cause engageant des hommes d’une trempe exceptionnelle et méritant la reconnaissance de la nation» ; enfin, l’himalayisme commercial «comme effet de mode centré sur le dévouement à l’égo qui valorise la quête de l’aventure, à condition qu’elle soit livrée clés en mains, et si possible sans risques».

L’alpinisme a-t-il besoin de héros ?

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