Le site Tibet-info propose des extraits du livre Tibet, environnement, développement publié aux éditions Prajna (1992). Ce livre développe de façon approfondie l’écologie au Tibet. Il aborde plus préciséement la topographie, le climat, la végétation, l’utilisation des sols, les ressources naturelles et la biodiversité du Tibet. On y trouve une carte de l’actuelle Région autonome du Tibet (RAT) et une autre du Tibet ethnique traditionnel, comprenant l’Amdo et le Kham, des provinces tibétaines annexées aux provinces chinoises du Qinghai, du Sichuan, du Yunnan et de Gansu.

La République Populaire de Chine (RPC) affirme que sa relation avec le Tibet est une affaire intérieure car le Tibet est, depuis des siècles, une partie intégrante de la Chine. Dans un article publié sur Tibet-info, Michael C. can Walt van Praag trace l’histoire du Tibet depuis l’établissement de la dynastie Yarlung en 127 A.C. Il résume les relations qu’a entretenues le Tibet avec l’empire mongol, la dynastie chinoise Ming et la dynastie Qing des mandchous qui ont tour à tour gouverné la  Chine avant la révolution chinoise de 1911.

Le Tibet ne fut jamais annexé à l’Empire mandchou, ni même à la Chine. Il  continua de conduire ses relations avec les Etats voisins pour la plupart de façon autonome. «Au cours de ses 2 000 ans d’histoire, le Tibet n’a subi d’influences étrangères que pendant de brèves périodes : au XIIIe et au XVIIIe siècles», écrit  l’auteur. «D’un point de vue juridique, le Tibet n’a jamais perdu son statut. Il s’agit d’un pays indépendant soumis à une occupation illégale. Ni l’invasion militaire chinoise ni l’occupation continue par l’Armée populaire de libération n’ont transféré à la Chine la souveraineté du Tibet», poursuit-t-il.

« L’Inde et le Pakistan constituent un enjeu géopolitique majeur. Ils rassemblent plus d’un sixième de la population mondiale et représentent une masse humaine plus importante que la Chine. Les relations entre ces deux Etats sont marquées par l’un des conflits les plus longs et les plus complexes de l’après seconde guerre mondiale, Plus encore, l’Inde et le Pakistan sont déstabilisés par la guerre en Afghanistan ». Ainsi débute le Rapport d’information au Sénat français fait au nom de la Commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées à la suite d’une mission effectuée du 3 au 10 mars 2002 en Inde et au Pakistan.

Le but de cette commission consistait à faire le point sur les relations entre les deux pays à travers, notamment, les questions du Cachemire et de l’arme nucléaire. La délégation a ainsi cherché à explorer les voies d’un possible accord de paix sur la question du Cachemire.

Dans un rapport du Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP), Françoise Donnay analyse l’état des forces militaires et nucléaires en présence au regard du conflit indo-pakistanais. La capacité des dirigeants de l’Inde et du Pakistan à maîtriser pleinement l’utilisation de leurs armes nucléaires, malgré la mise en place de structures de commandement et de contrôle, y est analysée. Le rapport tente également de dresser l’inventaire de l’arsenal nucléaire et des forces conventionnelles des deux puissances et s’intéresse au budget consacré à la défense par les deux pays, y compris à l’armement nucléaire.

Le démantèlement de l’Empire britannique des Indes en 1947 donna naissance à deux nouveaux États : l’Inde et le Pakistan. Le premier majoritairement hindou, le second majoritairement musulman. La création de ces États a fait un demi-million de morts alors que s’affrontèrent les réfugiés hindous et musulmans fuyant soit vers l’Inde, soit vers le Pakistan. La décision du maharaja hindou du Jammu-et-Cachemire de rattacher son État princier à l’Inde, alors que la majorité de sa population était musulmane, marqua le début du conflit territorial indo-pakistanais.

Le Monde a réalisé une page web traçant une brève chronologie de ce conflit entre frères ennemis. La chronologie est complétée par quelques articles relatant certains événements récents relatifs à ce conflit.

La persécution religieuse au Tibet ne peut se réduire à un conflit ethnique ou religieux ni à une discrimination exercée par une majorité envers une minorité : ses motifs sont politiques et sa mise en œuvre est soigneusement orchestrée à des fins politiques, estime Ronald Schwartz, professeur de sociologie au Mémorial University of Newfoundland. Traçant un bref historique de cette persécution religieuse depuis l’arrivée de l’Armée populaire de libération en passant par la Révolution culturelle chinoise, le professeur Schwartz affirme  que «la religion au Tibet était à cette époque, comme elle l’est encore aujourd’hui, perçue comme un obstacle à l’intégration du Tibet dans la Chine».

Même si la pratique religieuse est réapparue après 1980, la politique chinoise au regard de la religion tibétaine n’a pas changé. «Son objectif consiste toujours à éliminer les traits distincts de la culture et de la civilisation tibétaines et d’intégrer totalement le Tibet dans la Chine», ajoute-t-il. Pour que cesse la persécution religieuse au Tibet, il ne suffit pas que les Tibétains puissent pratiquer librement leur religion. Il faut qu’ils bénéficient aussi de la liberté de pensée et d’expression. Au Tibet, la solution du problème de la persécution religieuse passe par l’aspiration légitime du peuple tibétain à l’autodétermination, conclut le professeur dans un article paru dans Rangwang Dronme (publication de Tibet Libre). Même si l’article date de 2003, la problématique est toujours d’actualité.

Le 1er juillet 2006, Hu Jintao inaugurait le premier train reliant Golmud, dans la province du Qinghai, à Lhassa au Tibet. Prolongeant la ligne de chemin de fer Pékin-Golmud, cette nouvelle liaison accélérera le développement économique et touristique du Tibet, affirment les autorités chinoises. Les militants de la cause tibétaine pensent plutôt que le train va accélérer la sinisation du Tibet.

Tanggula Express
Le train Golmud - Lhassa

Cette nouvelle voie ferrée aura un impact majeur sur l’avenir du Tibet, pensent de nombreux observateurs. Elle accélérera la migration des Han au Tibet, facilitera le transport de troupes chinoises, contribuera à spolier le Tibet de ses ressources naturelles et fragilisera les écosystèmes du haut plateau tibétain. Le Tibet est devenu un Far West, et Tanggula Express, un instrument pour le «conquérir». Une analyse intéressante par France-Tibet Ile de France parue sur AgoraVox.

À plus de 4 000 mètres d’altitude, le train T 27 relie en deux jours Pékin à Lhassa au Tibet. Dans un reportage publié sur Télérama.fr, Anne-Marie Gustave relate son voyage à bord du Tanggula Express, le train le plus haut du monde. Au col de Tanggula, le T 27 circule à 5 072 mètres d’altitude, soit 200 mètres de plus que le plus haut chemin de fer des Andes. À partir du kilomètre 3 250, le train traverse le plateau tibétain, longtemps considéré comme infranchissable.

L’installation des rails sur les 1 150 derniers kilomètres a exigé un travail colossal. Pendant quatre années, les ouvriers ont creusé 11 tunnels, construit 2 647 ponts et bâti 34 gares. Ils ont aussi installé des écrans solaires ou des pompes à chaleur et surélevé les voies pour qu’elles ne soient jamais en contact avec le sol gelé. Un exploit technologique certes. Mais aussi, un instrument permettant à la Chine de consolider son emprise sur le Tibet. Bienvenue à bord du Tanggula Express !