La difficile restructuration de l’État népalais
25 février, 2007
Une constitution intérimaire a été promulguée à Katmandou, les maoïstes placent leurs armes dans des containers sous les yeux des surveillants de l’ONU, les rebelles s’apprêtent à joindre les rangs du gouvernement, le Premier Ministre octogénaire Girija Prasad Koirala a relevé le défi de la paix au Népal… mais la situation demeure néanmoins préoccupante alors que l’insatisfaction gagne les campagnes, particulièrement au Terai, et que l’administration n’arrive pas a affirmer son autorité en faisant respecter l’ordre public, écrit Prashant Jha.
Dans un article paru dans Himal Southasian en février 2007, analyse dans tous ses aspects, le processus de restructuration de l’état en cours au Népal : lacunes de la constitution intérimaire, tensions entre ethnies pour le partage du pouvoir, revendications des groupes sociaux marginalisés, domination des populations des collines, déficiences du système électoral à la veille de la tenue d’élections pour la formation d’une Assemblée constituante qui déterminera l’avenir du pays, stratégies des partis politiques, etc. Pour ceux et celles qui s’intéressent au Népal, un article à lire absolument.
Rentrerons-nous jamais au Tibet ?
13 février, 2007
Dans un article percutant, publié sur Tibet-info, Gen Sherap (pseudonyme) interpelle la communauté tibétaine en exil. « Le temps est venu pour nous de rentrer ». Reconnaissant le bien-fondé du mouvement de résistance en exil, l’auteur milite en faveur d’une résistance organisée à l’intérieur même du Tibet. Le rôle du mouvement en exil doit être celui d’un « haut-parleur » à la résistance de l’intérieur, affirme l’auteur. « Sans une résistance organisée à l’intérieur du Tibet, un mouvement en exil n’est en rien fondé à perdurer. » Son analyse vise à démontrer que « les exilés qui rentrent au Tibet peuvent jouer un rôle pivot en pénétrant la structure socio-économique et en organisant une résistance réelle ».
Faute d’avancées significatives du mouvement de résistance en exil, qui semble mettre l’essentiel de son énergie à sauvegarder la culture tibétaine en tâchant de l’enraciner au sein de terres d’accueil, l’auteur avance implicitement l’idée que le Tibet et sa culture ne survivront que dans une société démocratique tibétaine disposant de leviers socio-économiques puissants sur son territoire ancestral. Raison pour laquelle les exilés tibétains doivent rentrer au bercail. Une perspective susceptible de faire réfléchir la diaspora tibétaine.