Les Chinois au Tibet

9 décembre, 2006

En ce début du XXIe siècle, les relations de la Chine et du Tibet semblent clairement définies car ce dernier est administrativement intégré à la République populaire de Chine avec un statut de région autonome. Pour des raisons de politique internationale contemporaine, le sujet reste pourtant des plus délicats car il pose la question de la dépendance ou de l’indépendance passée du Tibet. Si ces relations trouvent leur origine dans l’histoire médiévale de ce pays, avec les alliances matrimoniales entre les familles régnantes chinoises et tibétaines, elles ont pris un aspect particulier à partir du XVIIIe siècle. Déjà, leur principe était singulier ; il se transforma quand, au XIXe siècle, le Tibet devint un enjeu international. Laurent Deshayes, auteur d’une Histoire du Tibet, (Fayard, 1997), décrit l’évolution des relations sino-tibétaines dans toute leur complexité. [Source: Clio]

Il n’est pas rare pour un Occidental que son premier contact avec l’hindouisme se fasse à la vue d’un grand temple hindou à la richesse iconographique impressionnante, mais dont il a beaucoup de mal, au-delà de l’expression artistique, à apprécier le contenu religieux. Pour celui qui veut en savoir un peu plus sur l’hindouisme, la première difficulté provient du fait que cette religion ne connaît pas de fondateur, de dogme et encore moins de clergé constitué. Pour mieux en comprendre les origines, l’évolution et les représentations, suivons  Olivier Bossé dans un article publié sur le site Clio - bibliothèque en ligne.

Le bouddhisme se répandit dans le sous-continent indien dès le VIe siècle avant J.-C. puis vers les pays asiatiques dans le premier siècle de notre ère. Une de ses branches qui étonne tout autant qu’il séduit les Occidentaux est le bouddhisme tantrique dont nous parle ici Laurent Deshayes. Troisième volet de l’enseignement du bouddhisme avec le grand et le petit véhicule, le bouddhisme tantrique ne gagna le Tibet qu’au VIIIe siècle. Les quelques aspects extérieurs impressionnants de résistance physique des participants et les déviations parfois dangereuses empruntant aux drogues et ou au sexe, qui sont parfois les seuls aspects retenus en Occident, ne doivent pas masquer qu’il s’agit, tout comme pour les deux autres volets, d’un enseignement exigeant qui demande l’absolu renoncement, l’absolue obéissance au maître spirituel et une initiation longue et rigoureuse qui dépasse les frontières de l’entendement et de toute forme de compréhension. [Source: Clio]

Des Gourkhas aux Népalis

9 décembre, 2006

Les populations du Népal ont longtemps été désignées par le terme de Gourkha, en particulier par les Britanniques et dans l’Inde voisine. Aujourd’hui, cette appellation ne s’applique plus qu’aux mercenaires d’origine népalaise engagés dans l’armée britannique ou indienne, tandis que les Népalais en général se présentent comme Népalis. Toutefois, comme l’explique ici Marie Lecomte-Tilouine, le terme Gourkha rappelle l’histoire de la formation du pays, passage obligé pour comprendre la composition actuelle de sa population. [Source: Clio]

Le Tibet, pays limitrophe de trois grandes puissances, à savoir la Grande-Bretagne, la Chine et la Russie, fut placé au XIXe siècle sur la liste des lieux stratégiques à conquérir par celles-ci. Laurent Deshayes, membre du Centre de recherche en histoire internationale et atlantique à l’Université de Nantes, nous explique comment les difficultés intérieures et internationales de chacune d’entre elles, la configuration montagneuse du Tibet ainsi que l’ignorance dans laquelle il vivait vis-à-vis du reste du monde contribuèrent pendant longtemps à isoler celui-ci et à laisser se conclure des traités qui décidaient de son avenir. Ce n’est que récemment que les responsables tibétains comprirent qu’il était vital de sortir d’un isolationnisme qu’ils avaient contribué à maintenir et qui faisait de leur pays un enjeu géopolitique au XXe siècle. [Source: Clio]

Montagnes et géopolitique

9 décembre, 2006

« Par géopolitique des montagnes, nous entendons l’approche de rivalités de pouvoirs qui se déroulent dans un cadre géographique très particulier, la montagne, qu’il s’agisse de pacifiques concurrences entre des institutions démocratiques ou au contraire de rebellions et de guérillas et même de guerres entre des États pour le contrôle d’une chaîne de montagnes et de son piémont, comme c’est actuellement le cas au Cachemire, en Tchétchénie, au Népal et aussi dans une grande mesure en Afghanistan », écrit Yves Lacoste dans le numéro 107 de la Revue Hérodote portant sur la géopolitique en montagnes (2002).

Dans cet article, l’auteur tâche d’abord de définir la montagne. Il examine ensuite certaines frontières à travers la notion d’intersections d’ensembles spatiaux appliqués notamment à l’Oural, aux Andes, au Caucase, au Haut Atlas, et montre comment les caractéristiques particulières de ces ensembles ont façonné les rapports de force entre les peuples et leurs institutions.