Voyage d’une Parisienne à Lhassa
4 novembre, 2006
En 2004, Priscilla Telmon quitte Hanoï pour rejoindre Calcutta : 5,000 kilomètres d’aventure solitaire à travers l’Himalaya sur les traces de l’exploratrice française Alexandra David-Néel, la première Occidentale à pénétrer au Tibet, alors totalement interdit aux étrangers, et à gagner sa capitale Lhassa en 1924.

Priscilla Telmon
Plus de six mois de marche, de découverte et de cheminement intérieur pour renouer avec les grandes expéditions passées et mesurer ce qui du Tibet d’aujourd’hui ressemble encore au pays des neiges qu’Alexandra a connu. Le voyage est aussi une occasion de rendre hommage à l’exploratrice, dont la soif de liberté a triomphé de tous les obstacles.
Népal: la marche vers la démocratie
4 novembre, 2006
Note d’actualité sur les événements ayant conduit à la conquête de la démocratie au Népal, publiée par Le Centre d’information géopolitique de la Commission des Recours des Réfugiés (France). Y sont relatés : le mouvement populaire de 1990 qui mit fin à la monarchie absolue; les revendications révolutionnaires et le début de la guerre civile en 1996; la restauration de la monarchie absolue par le roi Gyanendra en 2005; la révolte populaire d’avril 2006 forçant le roi à rétablir le Parlement et à demander aux partis politiques de former un nouveau gouvernement.
Le Cachemire au coeur du triangle nucléaire
3 novembre, 2006
« Le Cachemire est aujourd’hui un pays dévasté par une guerre sans merci aux ramifications multiples, qui a commencé au même moment que le conflit israélo-palestinien, en 1947-48, et paraît bien parti pour être une autre guerre de Cent Ans », écrit Pierre chapoutot. Après le Tibet et le Népal, le Cachemire. Même si on entend se garder de tout déterminisme, on ne peut manquer d’être frappé par le fait que l’Himalaya se révèle une nouvelle fois comme un lieu hautement problématique, poursuit-il.
Pierre Chapoutot d’une part, puis Jean-Luc Racine d’autre part, nous convient à jeter un regard historique sur le Cachemire, et sur le conflit indo-pakistanais qui lui est indissociable, ce point chaud au centre d’une vaste région marquée par des tensions extrêmes et le seul point de contact entre la Chine, l’Inde et le Pakistan, trois puissances nucléaires impliquées à des titres divers dans les conflits himalayens.
De part et d’autre de la frontière artificielle que constitue l’Himalaya, notamment l’Everest, « deux pays se sont formés autrefois, le Tibet et le Népal, mais aucun des deux n’a pu réellement maîtriser la délimitation de son espace, et donc de ses limites », écrit Pierre Chapoutot. Son étude s’intéresse symétriquement à l’histoire du Népal et du Tibet, avec en toile de fond, le rôle des grandes puissances coloniales et la problématique des relations entre l’Inde et la Chine. Un véritable concentré d’histoire sur l’Asie du sud.
Tibet imaginaire, Tibet réel
1 novembre, 2006
Le drame qui se joue au Tibet est unique, dans son étendue comme dans son intensité. Depuis 50 ans, la Chine a soumis le Tibet à un système de répression qui frappe aussi bien les hommes que la culture bouddhiste, tout en instaurant parallèlement une colonisation humaine et économique qui avale peu à peu la population tibétaine de souche, tandis que les ressources du pays font l’objet d’une exploitation sans retenue. Selon plusieurs, le présence chinoise sur le territoire tibétain est illégitime : le Tibet est un pays occupé, colonisé et la Chine y commet un ethnocide. Un génocide même, de l’avis de certains.
En décrivant le Tibet sous l’angle de ses relations historiques avec la Chine dans une perspective géopolitique, Pierre Chapoutot, professeur d’histoire et de géographie, nous fait part d’une situation beaucoup plus complexe. Son analyse est empreinte d’une neutralité que l’on retrouve rarement dans les articles traitant de la grande question du Tibet. Un article incontournable pour qui s’intéresse à l’avenir du Tibet.
Tibet imaginaire, Tibet réel (Document PDF-1) Tibet imaginaire, Tibet réel (Document PDF-2)