Selon de nombreux chercheurs s’intéressant à l’Himalaya, la croissance de la population créeraient d’énormes pressions sur l’environnement de l’aire himalayenne. On estime la population himalayenne à 40 millions de personnes. Ce nombre inclut les populations habitant, un peu plus au sud, les bassins des grands fleuves prenant leur source dans la chaîne himalayenne. La rapide croissance de la population serait en effet responsable de la destruction du couvert forestier et de sa conversion en terres cultivables. Cette déforestation aurait entraîné une érosion des sols et auraient multiplié les innondations en plaine et les glissemenets de terrains en montagne. Cette «théorie» s’appuierait en grande partie sur des études portant sur l’Himalaya du Népal, dont les résultats auraient été généralisés à l’ensemble de la région himalayenne.

Dans leur livre The Himalayan Dilemma: Reconciling Development and Conservation, Bruno Messerli et Jack D. Yves tentent de réfuter la théorie de la dégradation environnementale de l’Himalaya sur laquelle s’appuient les politiques de développement de cette région. Ils avancent qu’aucune évidence scientifique ne supporte cette théorie. Plusieurs chercheurs reprochent par ailleurs à ces auteurs de n’avoir fourni aucune donnée pour réfuter les constatations sur lesquelles s’appuie la théorie de la dégradation de l’Himalaya.

The Himalayan Dilemma

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