The International Centre for Integrated Mountain Development (ICIMOD) est un centre régional favorisant le développement des connaissances relativement aux huit pays membres de la grande région de l’Hindu Kush – Himalaya : Afghanistan, Bengladesh, Bhoutan, Chine, Inde, Myanmar, Népal et Pakistan.

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Ce centre a mis à disposition sur le Web, plusieurs études et recherche accessibles au format PDF touchant de nombreux aspects des montagnes de cette région (géographie physique, géographie humaine, environnement, biodiversité, changement climatique, développement durable, etc.)  qui constituent le milieu de vie de plusieurs millions de personnes.

 Icimod Books-Online : technical publications

Petit pays asiatique enclavé entre les géants démographiques que sont la Chine et l’Inde, le Népal, longtemps fermé au monde extérieur et à ses formes de modernité, reste mal connu. Le pays peine à se défaire de perceptions faussées liées à une image «mythique», largement entretenue dans le cadre de l’ouverture au tourisme, écrit Marie Gilbert.

À partir de l’exemple népalais, et en choisissant comme terrain d’étude, la cité de Katmandou, Marie Gilbert montre comment le sacré donne un sens profond à l’organisation de l’espace urbain, quelle que soit l’échelle d’analyse envisagée, et comment il peut ordonner les relations sociales.

Les territoires du sacré, le sacre du territoire. Religion, urbanité, société : l’exemple de Katmandou

Les Gandharbas, également connus sous le nom de « gainés », sont par tradition, une caste de musiciens qui voyagent de village à village, de maison à maison, en chantant et jouant du sarangi népalais. Avant l’arrivée et la vogue de la radio au Népal, les Gandharbas apportaient distraction et nouvelles, et jouèrent même un rôle important dans la diffusion de la sensibilité nationale peu après l’unification de la nation par Prithivi Narayan Shah. Du fait de leur rôle traditionnel de musicien itinérant, ils ont souvent été comparés avec les ménestrels d’Europe occidentale.

Alors que l’identité de cette caste est liée à la musique, la tradition même de cette musique est mise à mal et est en train de disparaître dans le Népal d’aujourd’hui. Les Gandharbas doivent se battre pour préserver leur tradition.

À travers une compilation de textes et d’articles de presse, La Maison des Himalayas présente la culture Gandharba et la tradition de la musique népalaise populaire ainsi que les défis auxquels est confrontée la caste des Gandharbas..

Les Gandharbas ou Gainés, troubadours de l’Himalaya

Quel est le meilleur moment pour réaliser une expédition alpine ou un trekking en Himalaya, dans le Karakoram, les Andes ou les Alpes ? Y a-t-il des patterns climatiques bien établis pour les grandes régions montagneuses du globe ? Sont-ils fiables ?

Dans un livre accessible sur le Web, écrit à l’intention des mountain travellers, le Dr. John Papineau, météorologue, passe en revue les grands phénomènes climatiques affectant les régions de montagne et permettant d’établir des patterns généraux saisonniers quant aux températures et aux précipitations auxquelles on devrait habituellement s’attendre dans les principales régions de hautes montagnes. Une aide précieuse pour la préparation et la planification d’une expédition en montagne.

L’auteur prend bien soin de préciser toutefois que les prédictions météorologiques ne constitue en rien une science exacte et que d’innombrables facteurs peuvent intervenir, faisant en sorte que pour une saison donnée dans une chaîne de montagne en particulier, les conditions réelles pourraient s’écarter  du modèle généralement observé. Le chapitre 9 traite  des données relatives aux conditions climatiques prévalant en Himalaya, dans le Karakoram de même que dans les Alpes et les Andes.

Practical Mountain Weather : a Guide for Hikers, Climbers and Skiers.

Regional Weather Survey : Himalaya, Karakoram, Andes and Alps

Dans un rapport en date du 13 mars 2009 intitulé Pakistan: the Militant Jihadi Challenge, l’International Crisis Group présente une analyse de l’état du militantisme djihadiste au Pakistan et examine la délicate question de la «talibanisation» du Pakistan. 

Le rapport identifie un certain nombre de moyens que pourrait adopter le Pakistan pour répondre au défi posé par l’extrémisme des djihadistes,  notamment : le renforcement de la règle de droit, la prépondérance de la gouvernance civile, la surveillance des madrassas (écoles coraniques) dont plusieurs dispensent un enseignement sectaire encourageant  l’extrémisme, la modernisation des agences gouvernementales par l’octroi de pouvoirs accrus aux forces de police et aux services d’enquête,  enfin l’établissement d’un contrôle civil sur les zones tribales par l’abolition des régimes d’exception dont elles bénéficient en matière d’application de la loi et de l’ordre afin de les soumettre aux dispositions constitutionnelles fédérales. Le plus difficile enfin consistera à «séculariser» l’État afin de diminuer l’influence et l’emprise des religieux sur la population et les institutions.  En conclusion, le démantèlement des groupes sunnites radicaux, source du terrorisme au Pakistan, et leurs liens avec les réseaux internationaux tels Al-Qaeda, doit être l’objectif premier de la politique contre-terroriste du Pakistan, affirme l’International Crisis Group .

Si ce rapport semble,  à première vue du moins,  un peu utopiste, compte tenu de la complexité de la situation actuelle du Pakistan, il a le mérite, entre autres, de cerner les ramifications entre les principaux acteurs et réseaux opérant sur l’échiquier pakistanais en se basant sur les faits et les événements vérifiables qui font l’actualité au Pakistan. 

Pakistan : the Militant Jihadi Challenge

Aux portes de l’Himalaya occidental, le Pakistan, déjà embourbé dans le persistant conflit indo-pakistanais, se retrouve au cœur de la tourmente de la guerre au terrorisme parce que ses zones tribales du Nord-Ouest servent de base à al-Qaeda et aux Talibans pour leurs incursions en Afghanistan, tout en faisant l’objet lui-même d’actions terroristes meurtrières menés sur son territoire en raison de son alignement sur les États-Unis, souvent qualifié de mou, d’ambigu et d’improductif par ceux qui veulent en finir avec cette guerre qui ne cesse de s’enliser.  
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Dans une monographie intitulé Pakistan and the War on Terror, Ashley J. Tellis, associé sénior au Carnegie Endowment for International Peace, procède à une analyse des problèmes reliés à la performance du Pakistan dans ses opérations de lutte contre le terrorisme. L’auteur est d’avis que le fait que le Pakistan soit considéré comme un allié dans la guerre contre le terrorisme n’atténue en rien les difficultés que ce pays doit surmonter en matière de contreterrorisme, difficultés qu’il ne peut résoudre rapidement pour différentes raisons que l’auteur passe en revue. Aussi, l’auteur averti que dans la campagne contre al-Qaeda et les Talibans, les États-Unis seront confrontés à des choix difficiles et que l’approche d’Islamabad dans la lutte au terrorisme présente des risques sérieux pour l’avenir des relations américano-pakistanaise.

Pakistan and the War on Terror : conflicted goals, compromised performance

Trois années après la fin de la guerre civile qui a secoué le pays de 1996 à 2006, le Gouvernement du Népal a failli à sa promesse de conduire des enquêtes et de poursuivre en justice les responsables des exactions qui ont entraînées la mort, la torture et la disparition de milliers de personnes pendant ce conflit.

Dans un rapport récent, se voulant un « follow-up » d’un rapport précédent  intitulé «Waiting for Justice : Unpunished Crimes from Nepal’s Armed Conflict »,  Human Rights Watch accuse les autorités népalaises de laxisme au regard de la promesse faite aux Népalais de faire la lumière sur les abus commis durant la guerre civile et de punir en conséquence, les personnes jugées responsables des exactions. L’organisme appelle donc le Gouvernement du Népal à donner suite à sa promesse et formule à cette fin, plusieurs recommandations.

Still Waiting for Justice: No End to Impunity in Nepal

Dans un article paru dans le Journal du Parlement, Nouvelle série, n° 42 – Juin 2008, le sénateur Louis de Broissia tire les enseignements du récent soulèvement populaire en mars et avril 2008 à Lhassa et dans d’autres villes tibétaines. « Les masques sont tombés. Les autorités chinoises ne peuvent plus s’abriter derrière le discours glorifiant la liberté politique et le bien-être économique des Tibétains. Aujourd’hui, il est patent que le pouvoir au Tibet repose uniquement sur la force et sur la peur », y écrit Louis de Broissia.

Les Tibétains, notamment la jeune génération, n’acceptent toujours pas la domination de type colonial que la Chine exerce sur eux depuis bientôt soixante ans. En dépit de son exil prolongé et des campagnes « d’éducation patriotique » chinoises, l’immense majorité des Tibétains considère toujours le Dalaï Lama comme son chef spirituel et politique légitime. Seul ce dernier peut-il encore convaincre les Tibétains que le dialogue avec Pékin pour obtenir une véritable autonomie culturelle est la seule solution réaliste au problème tibétain.

À Pékin, les dirigeants qui tentent de diaboliser le Dalaï-Lama et qui comptent sur sa disparition pour une intégration définitive du Tibet à la mère patrie, font le mauvais pari. « Il devient urgent pour eux d’abandonner cette rhétorique stérile, et de prendre conscience de la chance qu’ils ont d’avoir pour interlocuteur un homme de paix et de dialogue comme Tenzin Gyatso, le 14ème Dalaï Lama », observe Louis de Broissia.

Pourquoi la Chine a besoin du Dalaï-Lama

En mars 2008, à la veille de la tenue des Jeux Olympiques de Pékin, le haut plateau tibétain a été secoué par un soulèvement populaire. Ce soulèvement a surpris le monde entier par son ampleur et son étendue. Les émeutes de Lhassa ont constitué le coup d’envoie d’un vaste mouvement de contestation qui a embrasé la Région autonome du Tibet et s’est propagé dans les provinces chinoises voisines à forte population tibétaine.
 
Dans un article publié sur le site EchoGéo, Françoise Robin dresse d’abord une courte chronologie des événements récents, puis expose les possibles raisons pour expliquer cette rébellion massive. L’auteur y pose la question d’un soulèvement spontané ou organisé et aborde les problématiques relatives à la politique religieuse de la Chine, au recul de la langue tibétaine dans la vie publique, aux grands perdants de la croissance au Tibet, à la sédentarisation forcée des nomades tibétains et enfin, à la réaction du pouvoir chinois.
 
Mars–Avril 2008 : que s’est-il passé au Tibet ?

Depuis 1960, le Dalaï-Lama, chef spirituel du bouddhisme tibétain, tente de sensibiliser les peuples du monde à la triste situation du Tibet, annexé par la Chine en 1951. Forcé de se réfugier en Inde en 1959, où il créé un gouvernement en exil, il entreprend une lutte pacifique pour préserver la culture tibétaine de l’influence chinoise qui pratique une politique de sinisation du Tibet.

Sur son site web, la Société Radio-Canada (SRC) présente un dossier d’archives comprenant 14 clips vidéo et 5 clips radio commentés relatant l’évolution de la situation au Tibet et les principaux événements qui ont marqué le « combat » du Dalaï-Lama depuis 1959 : révolte tibétaine et fuite du Dalaï-Lama en Inde en 1959; Émeutes au Tibet en 1987; Trente ans de répression au Tibet 1989; Tibet, silence de vie ou de mort 1996; La colonisation chinoise au Tibet; La langue tibétaine en péril… entre autres. À consulter aussi, une biographie du Dalaï-Lama.

Le Dalaï-Lama et la lutte tibétaine

Biographie du Dalaï-Lama